Ce texte ne prétend pas épuiser le sujet. D’une part, certains épisodes de la collaboration entre les officiers et la formation islamiste sont bien connus. C’est ainsi, par exemple, que nous ne revenons pas sur l’épisode, datant des lendemains de l’incendie du Caire (26 janvier 1952), qui vit Nasser demander aux Frères de cacher les armes rassemblées par les Officiers Libres et, moins de trois ans plus tard, se servir de ces armes pour prouver les « intentions maléfiques » des Frères et leur « incapacité » à renoncer à la violence.
D’autre part, nous avons délibérément choisi de nous concentrer sur les évènements que nous jugeons méconnus mais importants, avec tout ce que cela suppose d’arbitraire, et sur lesquels nos réponses et interpétations nous semblent à la fois convaincantes et nouvelles. De cela le lecteur sera seul juge. Cependant ce texte ne fait même pas le tour de nos recherches, puisque nous laissons de côté plusieurs « chantiers » en cours, comme par exemple le rôle, au sein de la formation islamiste, des cellules d’officiers affiliées aux Frères entre 1945 et 1948, préférant nous focaliser sur les moments du recrutement et ceux de la rupture – moments dont la dynamique est rarement restituée, et dont l’intelligence est rendue possible aujourd’hui…
Online Journal ISSN 2109-9618 /// دراسات الشرق الأوسط /// Etudes du Moyen-Orient… Revue en ligne
Tuesday September 7th 2010











